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Ma vie d’hypersensible : le comment du pourquoi ?

Il y a quelques semaine de cela, j’ai compris que j’étais depuis toujours ce que l’on appelle une hypersensible.

J’ai souvent pensé que ce mot était négatif dans le sens : beaucoup trop sensible, comme une anomalie, un gros défaut. Je rattachais à ce mot l’image d’une personne trop sensible, fragile et un peu victime du monde.

Je ne me considérais donc pas comme hypersensible jusqu’au jour où j’ai lu et vu plusieurs témoignages, explications de ce qu’est vraiment une personne hypersensible.

Loin d’être une maladie, être hypersensible est un trait de caractère qui je vous l’accorde peut être un peu difficile à gérer parfois. On naît hypersensible et on grandit avec. 1 personne sur 5 est hypersensible ce n’est donc pas rare du tout, mais encore mal perçu.

Bizarrement le fait d’avoir mis des mots dessus me rassure : et pourtant je suis la première à détester les « cases » mais celle-ci m’apaise et me donne la confiance d’être moi-même.

Mais qu’est-ce qu’être hypersensible ?

Voici les nombreux points (non exhaustifs) qui m’ont confirmés cette hypersensibilité.

  • Le fait d’être réservée, introvertie

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours été une personne timide. Encore un mot que je n’aime pas mais qui est véridique.

Enfant, dire bonjour à une personne inconnue m’effrayait au plus haut point. Je passais mon temps cachée derrière mes parents. En effet, une personne hypersensible à tendance à ressentir beaucoup plus les énergies des autres et c’est aussi pour nous, beaucoup plus compliqué de comprendre les autres : à chaque nouvelle personne qui entre dans nos vies c’est des centaines d’interrogations pour notre cerveau !

  • Se sentir différente / anormale

Je me suis toujours sentie différente des autres. Comme si quelque-chose chez moi était anormal. C’est un sentiment qui m’a blessé de nombreuses fois : on me l’a fait remarquer, on m’a même reproché d’être différente dans ma manière d’être.

J’ai bien essayé d’être comme les autres mais mis à part me sentir encore plus mal … je n’ai rien gagné de plus. Alors oui je suis différente, un peu en décalage du monde, je le sais, je m’en rends compte mais franchement aujourd’hui : ça me va très bien !

  • Être constamment fatiguée

C’est beaucoup d’intériorisation que d’être hypersensible. C’est avoir une façade très calme et tranquille qui cache en réalisé un millard et demi de questions, d’émotions à gérer et c’est FATIGUANT ! Du coup je dors beaucoup, j’ai besoin de me reposer l’esprit plus souvent que les autres.

  • Être une éponge à émotions

Une des caractéristiques de l’hypersensibilité assez compliquée à gérer : je suis une éponge à émotion. Des rires, des pleurs, des colères autour de moi : impossible de passer au dessus.

Si deux personnes se disputent dans la même pièce que moi : je vais me sentir très vite envahie par ces énergies et j’aurais qu’une envie = partir loin. Les larmes de joie ou de tristesse d’une personne feront monter les miennes en 2 secondes chrono. Impossible pour moi de garder une humeur stable toute une journée puisque je réagis et dépends de mon environnement.

  • Avoir peur de déranger

Une phrase que je dis très souvent « Je peux te déranger 2 minutes ? », « Après j’arrête de t’embêter » : j’ai toujours la peur de déranger les autres. Comme si je devais demander l’autorisation d’être là, d’exister, de vivre. Poser une simple question parfois passe dans ma tête comme un obstacle à surmonter par peur de déranger l’autre.

  • Avoir besoin de calme et de solitude

C’est vital pour moi : être seule est une nécessité. J’ai besoin de me retrouver dans ma bulle avec mes pensées et mes réflexions. Cela ne veut pas dire que je n’aime pas les autres, les soirées, les amis … mais simplement que j’ai besoin à un moment donné de m’éloigner, de m’accorder quelques minutes pour me sentir bien. Alors que beaucoup ne supportent pas d’être seule : moi j’aime la solitude, elle est ma batterie de recharge.

En français nous n’avons pas la distinction entre la solitude du fait de passer des moments seuls et la solitude du fait d’être sans proches, familles, amis … Je parle ici de la première définition : me retrouver seule m’apaise beaucoup à condition de me sentir entourée le reste du temps. Vous me suivez ?

  • Penser aux autres avant soi

Être trop gentille et toujours penser aux autres avant soi ! Se faire par conséquent manipuler car malheureusement il y a toujours des personnes mal intentionnées pour en profiter. Mais ça reste une qualité : je ne peux pas me sentir bien si autour de moi les personnes vont mal alors je vais les aider, penser à elles, me sacrifier aussi parfois. J’aime donner et rendre mon entourage heureux !

  • Emmagasiner beaucoup d’émotions

Je garde beaucoup de choses pour moi, par peur des conflits, des face-à-face, je préfère me taire jusqu’à ce que cela devienne trop lourd …. et c’est souvent un rien qui fini par me faire exploser.

Il aura fallu une mauvaise nouvelle et une phrase un peu déplacée pour provoquer ma dernière crise d’angoisse qui a durée des heures et qui d’un rien a pris des proportions très grandes ! J’ai l’habitude à force donc même quand je suis au plus mal je sais bien que le lendemain ça ira mieux. Il faut laisser passer la vague ou plutôt le tsunami !

  • Avoir des émotions qui débordent

Emotions positives ou plus négatives je les ressens toutes plus fortement. Je ris beaucoup, je pleure aussi beaucoup (de colère, de rire, de tristesse) et je sens bien que toutes mes émotions m’envahissent, me dépassent. Impossible de les contrôler : le seul moyen est ici encore de laisser passer et de les accepter.

  • Être créative et avoir besoin de l’exprimer

Une chose super positive : la créativité ! La peinture, le dessin, le bricolage, les loisirs créatifs en j’en passe … j’aime et j’ai besoin de faire des choses créatives mais encore une fois : seule. Il suffit d’une personne trop proche de moi, qui va regarder mon écran, mon cahier, mon activité en cours … pour me bloquer dans l’instant.

  • S’émerveiller facilement

La nature me fascine toujours : une belle fleur, un beau paysage, un ciel rosé … ou encore une photo, une musique me touche profondément. La nature surtout m’apaise : simple, calme, vraie ; elle ne me donne pas d’éléments de réflexion car elle est pure et parfaite. Et je pense que c’est une caractéristique de l’hypersensibilité : voir le monde avec plus de finesse et de subtilité.

  • Ne pas aimer la foule

La foule, les gens m’angoissent fortement. Faire les boutiques un Samedi est une torture pour moi. Un festival, un endroit bondé de monde et je me sent mal très rapidement. Trop d’informations pour moi : le bruit, les bousculades, les gens… C’est encore pire si je suis seule sans avoir une personne sur qui concentrer mon attention.

  • Fuir les conflits, détester les films d’horreur ou la violence

Le conflit c’est une chose que les hypersensibles détestent. Face à un conflit dont je suis simple spectatrice je vais encore une fois ressentir ces mauvaises énergies et avoir un sentiment de culpabilité un peu inexpliqué. Alors si je suis la source, la cause, ou une partie prenante d’un conflit c’est mille fois plus difficile. Fuir, pleurer, ne pas arriver à parler, culpabiliser encore et encore. Cela m’arrive rarement du coup … et tant mieux !

Pareil pour les films d’horreur ou un peu violent : pourquoi s’infliger de pareil choses ! Je me souviens adolescente : j’allais à reculons voir ces films et je fermai les yeux tout le long. (lol)

  • Des sens très sensibles chez les hypersensibles

Le touché : J’aime toucher des matières, des textiles, l’eau … c’est un sens qui est décuplé. Par contre les matières que je porte se doivent d’être douce et confortable : une étiquette gênante, une dentelle qui gratte et se sera impossible de penser à autre chose !

L’ouïe : Les bruits trop forts et trop répétitifs m’agacent. Il en faut très peu pour me faire sursauter (vraiment peu!).

La vue : Je ne supporte pas les lumières trop fortes : les phares, les flashs m’agressent littéralement !

L’odorat : Certaines odeurs me dérangent mais c’est le sens qui me gêne le moins je pense.

Le goût : Les goûts trop forts n’ont pas leur place dans mon assiette : épices, fromages et autres aliments forts me déplaisent !

L’intuition : Le 6ème est aussi décuplé chez les hypersensibles. C’est avoir des certitudes, des pressentiments vraiment forts et ça c’est cool !

  • Espace vital, vital !

Par contre je n’aime pas que l’on me touche. Mon espace vital est vital ! Je ne suis pas une personne tactile du tout. Même un gâter d’un proche sera pour moi une petite épreuve alors d’un inconnu c’est juste pas possible. C’est un mélange de : ne pas savoir comment réagir, ne pas avoir le temps d’identifier la source, l’intention du geste … Mon cerveau se met en mode alerte directement !

  • Le stress et les angoisses

J’en parlai plus haut mais je suis souvent stressée pour pas grand chose. Je m’efforce de comprendre ces moments de stress pour les calmer et j’y arrive bien mieux aujourd’hui. Le stress me paralyse parfois encore : mon esprit bloque sur des choses simples, sur des choix à faire. Et parfois c’est des angoisses qui surgissent, plus rares, mais terribles !

  • Avoir peur de l’amour

LE problème de ma vie : en partie du à mon hypersensibilité mais aussi à d’autres choses je pense… Perdre le contrôle, souffrir, faire souffrir, se sentir dépasser par ces émotions : ça m’effraie et je me suis toujours donnée du mal pour m’en protéger et m’en tenir à distance.

Même dans mon cercle familiale : j’aime ma famille c’est une certitude et c’est un amour qui me rassure car je sais qu’il est immuable. Pour autant, même l’amour de ma famille est difficile à accueillir, à recevoir pour moi. En donner, le montrer l’est encore plus, mais ils me connaissent 1000 fois assez pour le savoir et le comprendre.

Voilà pour le tour d’horizon : ça semble compliqué comme ça mais l’important pour une personne hypersensible est de l’accepter et d’apprendre à se connaitre tout simplement. Car en m’acceptant et en me connaissant j’ai compris que ce trait de caractère est en fait une force à préserver !

Stacey

Retrouvez-moi dans d’autres sujets de vie dans l’onglet « Humeurs » et « Lifestyle« 

6 Commentaires

  • Corinne
    7 février 2020 at 20 h 51 min

    Coucou, ben voui, je me retrouve dans toute ce que tu as énuméré et moi je ne l’ai compris que très récemment et je crois bien que je pourrais être ta mère 😁 mais jusqu’il y a 2 ans même pas peur, je peux me débrouiller toute seule et je suis forte, pff ! Ça prend beaucoup d’énergie et tout ça patatra aux naissances de mes petites filles et à une période pas facile pour une femme, ben bonjour la vulnérabilité…
    Marre de s’inquiéter pour tout le monde et peur du bonheur, de devoir le payer…
    Aujourd’hui avec toute la prise de conscience du bien être, du développement personnel, on peut je crois mieux gérer ses émotions.
    Bisous ma belle 😘 ❤️

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  • Caroline
    11 février 2020 at 15 h 55 min

    Bonjour Stacey,

    Ton article est intéressant, je me retrouve beaucoup dans bon nombre de ces points. Peut-être suis-je également hypersensible!
    Merci pour ce partage et bonne journée!

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  • Doupeux
    6 juin 2021 at 9 h 49 min

    Attention aux fautes d’orthographe, c’est dommage !

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    • Stacey
      6 juin 2021 at 13 h 16 min

      Bonjour,
      Je prends note de ce commentaire et je vais relire l’article pour corriger ça. Néanmoins je trouve ce type de commentaire très peu constructif … c’est dommage de prendre le temps d’écrire un commentaire purement négatif. Si l’orthographe était si dérangeant pour vous, vous étiez libre de trouver un contenu différent ailleurs.
      Belle journée à vous,
      Stacey

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  • barbara
    16 août 2021 at 16 h 51 min

    Bonjour Stacey,
    Je suis tombée par hasard sur un article de Fabrice Midal hier soir, ça a été une révélation, j’ai compris plein de choses vécues et ressenties depuis ma petite enfance. Depuis je lis et visionne plein de trucs sur l’hypersensibilité. Je ne sais pas si je suis « hyper » sensible, mais en tout cas, je le suis « très » !
    Ton article est très intéressant et évoque beaucoup de points dans lesquels je me retrouve : besoin de créativité, de solitude, de nature…

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    • Stacey
      16 août 2021 at 18 h 27 min

      Bonjour Barbare, je suis contente que mon article résonne en toi ! Pas besoin nécessairement de se mettre dans cette case, simplement c’est libérateur de savoir que c’est commun et de se retrouver dans les écrits des autres.
      Belle continuation à toi 🙂

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